formes 2025

L’étude de la matérialité et de la trace du processus qui alimente la démarche de Chloé Desjardins depuis plusieurs années se décline dans l’exposition formes par un détournement de l’objet représenté, exploitant le glissement de l’utilitaire à l’artistique.

Lorsque Chloé Desjardins reproduit des emballages, des outils, des matériaux bruts, du mobilier et des éléments architecturaux, c’est une manière pour elle de ramener dans la sphère du visible le contexte de production et les structures de présentation des œuvres d’art, habituellement dissimulés ou inaccessibles. Pour l’exposition, elle a porté son attention sur des éléments ayant la fonction de tenir, de retenir ou de maintenir.

Parce que faites en porcelaine, ces œuvres opèrent un renversement de notre perception des matériaux. L’objet est démultiplié; il se conjugue au pluriel, donnant naissance à un motif, à une séquence, à un paysage. Ce sont quatre paysages de sculptures qui rehaussent les murs de la galerie selon un agencement rigoureux.

Il se dégage de l’ensemble une abstraction à la fois de la forme et de l’identité des objets, qui nous place dans une zone d’incertitude et appelle à la lenteur. Dès lors, Chloé Desjardins nous offre un espace pour penser la valeur personnelle et symbolique des objets et leur potentiel évocateur dans une mise en récit des contrastes.

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