L’Atelier du sculpteur, exposition présentée à la Maison de la culture du Plateau Mont-Royal en 2013

Et à la Galerie Birch Contemporary à Toronto en 2015


Presque toutes réalisées au cours de la dernière année, les sculptures présentées sont le résultat d’un travail de recherche et de création échelonné sur plusieurs années. Ayant travaillée par le passé avec la technique du moulage pour créer des reproductions d’emballages (papier bulle, boite en carton, etc.) qui questionnaient le statut de l’œuvre et de l’objet, elle poursuit maintenant son exploration avec des images qui sont du domaine de l’univers et du symbolisme rattaché à l’atelier, en l’occurrence, celui du sculpteur. Non seulement sont représentés des tables de travail (en version simplifiée, presque une esquisse), des outils et des matériaux (un étui à ciseaux à bois, un amas de plâtre, une palette de transport), mais aussi les moules que l’artiste utilise pour réaliser ses œuvres. Tout un univers, un lieu hors du temps et de la réalité, est ainsi créé pour désigner à la fois le processus de création et la question de l’origine des idées et des formes. Toutefois, les cartes sont volontairement brouillées, il est parfois difficile de comprendre comment les pièces ont été faites, ce qu’elles représentent. C’est donc un répertoire (de formes, de procédés, de matériaux, etc.) qui nous est présenté plutôt qu’un discours cohérent. Des pièces blanches, presque fantomatiques qui matérialisent l’idée d’une chose plutôt que la chose, de simples évocations. 

Matières trompeuses/ Le Devoir/ Marie-Ève Charon


Crédit photos: JF Lamoureux